concernent tous les secteurs d'activité et ce problème grandissant est pris très au sérieux. Des outils et des dispositifs existent afin de révéler et résoudre les difficultés rencontrées par les travailleurs.

Des facteurs de risques variés

Une évaluation des risques professionnels efficace se base sur des critères définis par des spécialistes qualifiés. Le stress, qu'il soit aigu ou chronique, est un signal d'alerte. Il révèle une inadéquation entre les contraintes liées au travail et la capacité qu'a le salarié d'y faire face. Dans un cas, il peut n'être que ponctuel (mais néanmoins problématique) et dans l'autre, il met en péril la santé de la personne qui le subit. Les situations de harcèlement, moral voire sexuel entrent dans la catégorie de la violence interne au travail, idem pour les agressions verbales entre collègues. La violence est qualifiée d'externe quand elle provient d'éléments extérieurs à l'entreprise qui ciblent les salariés de celle-ci. Tous ces sujets graves peuvent se cumuler ou se succéder en « cascade ». À cet égard, tout dirigeant d'entreprise a une responsabilité pour prévenir ces situations en amont. Depuis le 7 novembre 2002, il est tenu légalement de transmettre ce qu'on appelle le document unique. Pour s'acquitter au mieux de cette formalité essentielle, les employeurs peuvent se connecter sur www.aviseconseil.com. Ils y trouveront tous les renseignements nécessaires.

Des causes multiples et décisives

De nombreux facteurs peuvent favoriser les risques psychosociaux au travail. Certains relèvent des individus (en tant que travailleurs) et d'autres s'avèrent en lien avec l'organisation de la société concernée. Plus précisément, le contenu du travail peut être en cause. Les exigences en termes d'autonomie (trop ou trop peu), de vigilance sont pointées du doigt par les spécialistes du sujet. Les ordres contradictoires ont également un effet délétère sur l'organisation du travail. Certaines contraintes émotionnelles pèsent aussi sur les salariés comme dans certains emplois, l'obligation de se confronter à des situations bouleversantes. Les risques psychosociaux en entreprise incluent aussi les relations de travail dysfonctionnelles, avec les collègues et (ou) les supérieurs. Le manque de gratitude humaine ou salariale entre dans cette catégorie. Les conditions de travail du point de vue du cadre et de l'atmosphère sont prises en considération. Cela englobe le bruit sur place, la disposition en « open space » et la luminosité des postes de travail au sens large. L'absence de prise en considération des attentes des salariés de la part des employeurs influe aussi sur leur équilibre.

Un outil d'évaluation bien conçu

Un décret du 5 novembre 2001 encadre la création du document unique de sécurité. Ce dernier permet à un employeur de faire part des résultats de l'estimation des risques réalisée dans son entreprise. Cette évaluation nécessite de contacter les délégués du personnel, le médecin et l'inspection du travail. Ce document unique d’évaluation des risques ou duerp doit faire un état des lieux des risques reconnus. Il inclut un classement mais aussi une mise en place prévisionnelle d'actions proactives qui peuvent réduire ou supprimer les risques identifiés. Des consultants spécialisés aident les employeurs à rédiger ce document. La CRAM (caisse régionale d'assurance maladie), les syndicats ou organismes de vérification peuvent également remplir cette mission. Outre la santé des salariés, les risques psychosociaux perturbent la bonne marche de l'entreprise. Le taux d'absentéisme augmente, entraînant un turn-over pouvant poser de nombreux problèmes. La démotivation des salariés entraîne des difficultés d'organisation au sein des entreprises avec bien sûr, un impact économique à la clé. De leur côté, les salariés victimes de ces conditions de travail inadaptées souffrent de troubles physiques aussi bien que mentaux.

Une solution pour les employés

Les risques psychosociaux ne sont pas une fatalité et des mesures ont été prises afin de protéger les salariés. Le compte professionnel de prévention définit et classifie les risques psychosociaux au travail à titre individuel. Selon son seuil d'exposition à ces périls professionnels, le salarié accumule des points sur son C2P. Ce dernier est cependant réservé aux travailleurs du secteur privé. Il faut également être affilié au régime de la sécurité sociale. Le contrat de travail du salarié concerné doit dépasser un mois. Il est également nécessaire d'être exposé à (au moins) un élément de pénibilité. Ce compte, avec sa réserve de points à constituer en fonction des risques que l'on encourt en tant que travailleur, a plusieurs effets bénéfiques. Le salarié peut suivre une formation afin d'obtenir un poste avec une moindre pénibilité. Il a aussi la possibilité de profiter d'un temps partiel tout en conservant l'intégralité de son salaire. Le départ en retraite est possible dans certains cas, grâce à la validation des trimestres majorés. Il est donc judicieux de se renseigner sur ce C2P à titre personnel.